La race d'herens

 La vache d'hérens (prononcez érein) est une race bovine suisse originaire du Valais. On en trouve également dans le canton de Vaud, en Italie dans la Vallée d’Aoste et depuis peu en France dans la région de Chamonix au pied du Mont-Blanc.

 

La robe est unie et varie du noir au fauve (rouge brique). Les muqueuses, les onglons et les pointes des cornes sont ardoisés ou noirs. Le standard coloré très large admis en sélection a permis la conservation de différents phénotypes colorés. De plus, une caractéristique rare réside dans le fait que les livrées juvéniles se modifient lors de la mue; de rouge le corps devient noir et la raie dorsale noire devient rouge.

 

Les animaux sont de taille moyenne et présentent un type trapu et profond avec un corps large et bien musclé. L'ossature est fine et très solide. La tête est courte et large avec une forte encornure. Le regard est vif et expressif, le chanfrein droit et le mufle large. Les membres sont courts et vigoureux avec des articulations sèches et des onglons très durs. Les aplombs sont en général corrects, l'allure vive et dégagée. Un veau Hérens pèse à la naissance entre 30 et 50 kg. Une vache adulte pèse entre 450 et 850 kg. Un taureau peut peser plus de 900 kg.

Jadis très répandue en Valais, la race d’hérens connait une forte diminution de ses effectifs. Les conditions d'exploitation difficiles, le morcellement des terres ainsi que le régime de la petite exploitation, présents plus qu'ailleurs dans l'aire d'extension de la race, ont contribué aussi largement à sa régression. Aujourd’hui, elle doit sa survie à des éleveurs passionnés, amoureux inconditionnels de cette race qui ne voudraient pour rien au monde élever d'autres vaches.

 

C’est une race à multiples fonctions. Moins productive que les « blanches » (Brune, Holstein, Tachetée Rouge), elle peut cependant atteindre une production moyenne de 20 litres par jour (3'000 kilos par an). Son lait, très riche en protéines, permet notamment la fabrication d’un excellent fromage à raclette AOP du Valais dans plusieurs laiteries de villages ainsi que dans de nombreux alpages durant la saison d’été.

Elle est également élevée pour sa viande qui est fine et savoureuse en partie grâce à la nourriture naturelle (herbages – foins, regain) avec laquelle elle est fourragée.

 

Nous connaissons également son côté vif et belliqueux qui veut, tant aux travers des combats de reines que lors de la montée à l’alpage (inalpe), qu’elle se batte naturellement pour établir une certaine hiérarchie et ainsi désigner la Reine. En effet, à l’alpage, dès que la Reine est désignée, l’on peut constater que la conduite du troupeau est plus facile et que celui-ci présente une étonnante cohésion.

Les éleveurs apprécient également la douceur de ces vaches qui les rend si attachantes. Celles-ci sont dotées d’un instinct maternel très développé et ne présentent, généralement, que peu de difficultés au vêlage. Il a lieu principalement d’octobre à décembre ou, pour quelques retardataires, entre janvier et avril.

 

Le cheptel actuel compte environ 6’400 têtes (soit env. le 45% des bêtes valaisannes). Toutes sont inscrites dans le livre généalogique de la race, appelé Herd-Book par les initiés.

 

    

 

 

Actualité !

  

Tous les troupeaux ont repris leurs quartiers d'été ...

 

Nous nous réjouissons de vous rencontrer sur les hauts de Champlong.

 

  A bientôt